BOSNIE-HERZÉGOVINE : 22ème Marche Internationale pour la Paix de Nezuk à Srebrenica du 8 au 10 juillet 2026

BOSNIE-HERZÉGOVINE : 22ème Marche Internationale

pour la Paix de Nezuk à Srebrenica du 8 au 10 juillet 2026

31 ans après le génocide de Srebrenica en juillet 1995, bienvenue à cette Marche qui réunit depuis 2005 des milliers de marcheurs de Bosnie-Herzégovine, de la diaspora et de divers pays.

Cette Marche internationale pour la Paix permet de :

  • Mener sur le terrain un travail de Mémoire basé sur les témoignages des survivants.
  • Soutenir les survivants du génocide qui vivent au long de notre trajet, résistant pacifiquement à l’occupation de leur région par l’Entité « République serbe », ceci malgré la reconnaissance du génocide.
  • Promouvoir le Vivre ensemble dans la tradition multiculturelle de la Bosnie-Herzégovine et développer une réflexion citoyenne pour la démocratie, en prévention de crimes de guerre et génocides.

En avril 1992, Slobodan Milosevic lance les forces serbes contre la République de Bosnie-Herzégovine qui venait de proclamer son indépendance, sans disposer d’une armée pour défendre son territoire et sa population contre le « nettoyage ethnique ». Une résistance populaire s’organise et malgré l’embargo sur les armes imposé par les grandes puissances, une armée a été créée pour défendre les villes assiégées (Sarajevo, Gorazde, Bihac, Mostar).

Après une année de résistance, les villageois de Cerska, Konjevic Polje et Pobudje se réfugient en mars 1993 à Srebrenica qui, en avril après le passage de Morillon, est déclarée « zone de sécurité » par l’ONU, qui sera avec d’autres villes assiégées, dotées de Casques bleus. Mais les bombardements continuent jusqu’au 11 juillet 1995.

En mai 1995, les dirigeants américains, anglais, français, décident en secret de livrer Srebrenica à Milosevic pour conclure avec lui un « Accord de paix » qui sera signé à Dayton fin décembre 1995. Un massacre à Srebrenica était prévu, mais le 11 juillet 1995, toute la population a quitté la ville avant l’arrivée des forces serbes :

– les femmes, enfants et seniors pour la base des Casques bleus de Potocari, ensuite extradés vers Kladanj.

– 14’000 hommes ont rejoint le village de Susnjari pour partir de nuit en une longue colonne en direction de Nezuk. Le 12 juillet, 4000 hommes (un tiers armés) sont partis en avant et sont arrivés au village de Nezuk le 16 juillet, en perdant 300 hommes dans la bataille pour franchir les lignes serbes sous Nezuk. Ensuite amenés vers Tuzla.

Mais les 12 et 13 juillet, des milliers d’hommes parmi les 10’000 civils restés derrière ont été tués ou blessés par mitraillage et bombardements. Et l’épandage du gaz hallucinogène BZ (inventé aux USA et fabriqué notamment en Serbie) a facilité la capture et l’exécution de milliers d’hommes, avec aussi ceux qui s’étaient rendus.

Le Tribunal Pénal International ex-Yougoslavie (TPIY) a reconnu ces massacres et exécutions de masse en tant que  « génocide de Srebrenica » incluant aussi parmi les 8372 victimes, les 2000 hommes capturés à la base de Potocari (voir le film La voix d’Aida). Selon des témoignages, sur les 10’000 civils restés derrière le 12 juillet, seuls 2000 de ceux-ci ont survécu au génocide en petits groupes, en passant les lignes serbes des semaines ou mois plus tard.

Les grandes puissances continuent d’imposer leur version d’un massacre le 11 juillet 95 en ville de Srebrenica, aux politiciens, médias et à la Résolution de l’ONU de mai 2024 (signée par la France et la Suisse) reconnaissant le génocide de Srebrenica, mais pas, pour des raisons diplomatiques, l’agression et le génocide mené de 1992 à 1995 par Milosevic et forces serbes : 100’000 morts, en grande majorité des Bosniaques musulmans et d’énormes dégâts.

Les « Accords de Dayton » ont donné la région de Srebrenica (Bosniaque à 75% avant 1992) à la « République Serbe » (RS) qui a conquis la moitié de la Bosnie-Herzégovine, mû par une idéologie néo-fasciste islamophobe.

Milorad Dodik (leader de la RS) menaçait la Bosnie-Herzégovine d’une sécession et guerre. Mais en octobre 2025, le Parlement de la « République serbe » a abrogé les lois de sécession. Malgré les problèmes de fond qui subsistent, nous voulons relancer des projets tels que l’aménagement de bâtisses aux étapes pour les habitants et les groupes de marcheurs. Et celui de GR de 380 km entre Vukovar et Dubrovnik, passant par le trajet entre Nezuk et Srebrenica.

La Marche internationale pour la Paix (Marsmira) de Nezuk à Potocari/Srebrenica (80 km) :

Après 6 premières marches organisées en Suisse (1996, 2000-2004) avec l’Association des survivants de Srebrenica, la Marche a été transférée dans la région de Srebrenica et organisée depuis 2005 au plus près du trajet de la tête de la colonne arrivée à Nezuk, mais symboliquement dans le sens du retour avec 3 étapes d’environ 26 km, avec une logistique et des équipes de secouristes. En commémoration du génocide, chaque 11 juillet, des dizaines de milliers de personnes viennent au Mémorial de Potocari, comprenant 7000 tombes.

Notre forfait de 210 E comprend le bus spécial Tuzla-Nezuk, 4 x repas du soir, nuit, pt-déj. pique-nique, transport des bagages, etc. Notre groupe international loge dans les Chambres d’hôtes de maisons de survivants.

Pour vous inscrire, demandez nos informations complémentaires aux adresses suivantes :

Solidarité Bosnie. Rue Savoises 15.1205 Genève. info@solidarite-bosnie.ch  Ivar Petterson +41/(0)22/321.63.14 ou 079 871 84 74. www.solidarite-bosnie.ch

En France : Solidarité Internationale Bosnie Herzégovine sibh.fr@gmail.com Jacques-Olivier David 06 04 67 08 04